risque poussière de construction

Intervention et sensibilisation sur
le risque « poussière de construction »

Intervention sur le risque « poussière de construction »

Le Cabinet LOISY est intervenu à la C.A.P.E.B de Beaucouzé (Maine-et-Loire) la semaine dernière sur le risque « poussière de construction » suite à la demande de Pierre FOUILLET, Animateur des professions et de Laurent PINEAU, Artisan carreleur aux Ponts de Cé. 🏗

« Je rappelle que la C.A.P.E.B est la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment, qui est le syndicat patronal représentant l’artisanat du bâtiment. […] »

Sensibilisation auprès des professionnels

« […] L’intervention avait pour but de sensibiliser les professionnels sur les types de poussière(s) que génèrent les travaux dans l’industrie du bâtiment. Nombre de professions sont donc concernées par ce problème comme les maçons, les démolisseurs, les peintres, les ravaleurs, les électriciens, les métiers liés aux travaux publics, aux travaux en carrières, les travaux de nettoyage de chantiers… Ce qui représenterait selon les chiffres publiés, environ 300 000 salariés (en France). […] »

Poussière de construction : les risques

« […] En effet, la poussière de construction, non maintenue sous contrôle, peut nuire gravement, au système respiratoire et à la santé en provoquant des maladies respiratoires professionnelles.
Il existe plusieurs types de poussière(s) comme la poussière de silice cristalline émise par le travail du béton, des tuiles, le grès, du mortier et de la brique, la poussière de bois ou de produits à base de bois (MDF, OSB, aggloméré, contreplaqué …), la poussière « toxique » liée au travail des métaux…
Il est constaté que l’inhalation prolongée d’air contenant de la poussière de silice cristalline ou des fibres d’amiante, provoquent des maladies « à retardement » (qui peuvent « s’exprimer » jusqu’à 20 ans après leurs contacts avec le travailleur non protégé) et dont les symptômes sont « assez proches ».

Le risque lié aux travaux exposant à la poussière de silice cristalline alvéolaire est considéré comme cancérogène au sens de l’article R.4412-60 du code du travail (selon l’arrêté du 26 octobre 2020).[…] »

La responsabilité de l’employeur

« […] En ce sens, il devient de la responsabilité de tout employeur de s’assurer de la protection de ses salariés.

En attendant l’évolution du Code de la Santé Publique, qui pourra permettre l’élaboration d’un diagnostic avant travaux ou démolition, soulignant la présence ou l’absence du risque poussière de silice cristalline alvéolaire, la mise en place de :
– moyens de protection collective (MPC),
– la réalisation de la mise en place d’une valeur-limite d’exposition professionnelle (VLEP) en mg de poussière maximum « tolérable » contenue dans un m3 d’air pendant 8h00 inhalable,
– et le port d’un équipement de protection individuelle (EPI) adapté semblent être du bon sens.

Affaire à suivre dont je ne manquerai pas de vous tenir informé. »

Olivier LOISY